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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 08:44

Depuis son premier court-métrage, Nicolas Habas aime ancrer ses histoires dans une réalité sociale et dans un territoire. Cette fois, il avait envie qu’un personnage qui cherche sa place ait le temps de traverser différents milieux sociaux dans la durée limitée d’un court-métrage. À la fois lieu de revendication identitaire et de forte mixité sociale, le cadre des vendanges s’est rapidement imposé à Nicolas qui a grandi une partie de son enfance dans le Médoc.

 

Pour être sûr de rendre avec réalisme cette atmosphère si particulière, l’auteur fera les vendanges deux années de suite dans le Beaujolais. Après de longues discussions, Nicolas et son co-scénariste, Jean-Marc Laire, posent la structure du récit en écrivant quelques phrases pour chaque scène. Le squelette de la fiction en place, c’est au tour du synopsis de voir le jour. Pour utiliser pertinemment le langage technique et décrire les gestes appropriés, ils vont ensemble à la rencontre de viticulteurs professionnels et s’attaquent enfin à la continuité dialoguée.

     NICOLAS HABAS + ANCIEN ASSISTANT RÉAL


Dans les phases intensives d’écriture, ils travaillent le  plus souvent ensemble. Une des difficultés qu’ils ont rencontrées dans ce scénario était de ne pas révéler l’objectif du héros au spectateur avant la fin du film. Le risque étant qu’on manque d’empathie pour un personnage dont on ne comprend pas toujours ce qu’il veut. Ils pensent être parvenus à dépasser cette difficulté en travaillant sur le rythme du récit et les conflits incessants qui vont, ils l’espèrent, tenir le public en haleine. Et surtout, ils  ont  disséminé tout au long du scénario des informations qui laissent progressivement apparaître l’objectif de Sami, sachant que certains spectateurs y seront sensibles dès le première visionnage. Mais si tout se passe bien, à  la fin du film, la plupart des spectateurs se diront : « Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? ». Là encore, un travail exigeant sur la distribution des informations est nécessaire, exercice rendu difficile par le temps déjà passé par les scénaristes à écrire en se mettant à la place du spectateur qui va découvrir le film… Alors qu’ils connaissent le scénario par cœur ! Il leur a fallu pour cela espacer les séances d’écriture et prendre le temps de penser à autre chose…


Serge Roullet et Nicolas Habas« Voilà, c’est comme ça qu’on met un an pour écrire un court-métrage ! » dit Jean Marc en riant. 

Après avoir aiguisé son oeil de lecteur de scénarii au  sein du collège de lecteurs de l'ICMRA (Institut du Court-Métrage Rhône-Alpes), Jean-Marc Laire milite  pour un travail d’écriture en  duo, y compris sur des formes courtes. « Ce qui reste encore l'exception aujourd'hui, la plupart des réalisateurs en herbe préférant travailler seuls, sans méthode, d’où une certaine faiblesse des scénarii de court métrage qui arrivent sur le bureau des producteurs, d’une manière générale. »

Pour Nicolas Habas, c’est un particularisme culturel français,   hérité de la  nouvelle vague, qui a mis la figure de l’auteur au centre du dispositif cinématographique, faisant disparaître la barrière  entre le scénariste et le réalisateur dans l’esprit du public, puis des professionnels et des aspirants cinéastes. « Je fais moi aussi partie de ceux qui ont construit leur désir de cinéma en apprenant le nom des réalisateurs. Mais si je n’abandonne pas ma place d’auteur, j’ai appris à reconnaître avec le temps qu’il vaut mieux savoir s’entourer, pour  bien faire les  choses, que  vouloir  tout maîtriser. Sans parler  du  plaisir de l’écriture à deux ! »

   

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 14:02

Le directeur de la photographie, également appelé chef opérateur, dirige tout ce qui concerne l’image sur un film. Il est présent de la préparation du tournage à la post production. C’est la personne qui signe l’image du film et à ce titre, il a une grosse responsabilité : il doit traduire  la vision esthétique du réalisateur.

 

Il arrive très en amont du tournage pour avoir le temps d’évoquer avec le réalisateur tous les aspects de la mise en scène, car de simples détails du point de vue de l’auteur réclament parfois des solutions techniques compliquées. Il essaye de faire correspondre de la manière la plus judicieuse possible l’image du film aux références artistiques proposées par le réalisateur (films, photographies, tableaux…). De la même manière, le chef opérateur peut être amené à proposer ses propres références, car si le réalisateur le choisit, c’est pour la spécificité de son approche. C’est d’ailleurs une des grandes difficultés de ce métier qui réclame des compétences techniques sans cesse mises à jour et une réelle sensibilité artistique, afin de nouer un dialogue de qualité avec les réalisateurs.


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Viennent ensuite les repérages, première étape concrète à laquelle le directeur de la photographie va participer : choix des décors, des couleurs, des costumes… Il va donner des références à l’équipe, une palette à respecter. En fonction des repérages, les choses évoluent et on va parfois choisir des ambiances différentes de celles initialement prévues pour certaines séquences. 

 

Pendant la préparation, il choisit le support et la technologie adaptée au film (argentique ou numérique), la caméra, la pellicule, les optiques et pour chaque film recherche la chaîne de production/post production (aussi appelée «workflow») la plus appropriée. Le tout en ayant conscience en permanence des aspects financiers qui varient beaucoup d’un projet à l’autre.

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 Pendant le tournage, il s’agit de mettre en image ce que le réalisateur a pensé. Attention : Il faut servir l’image, mais jamais aux dépens du film. Il s’agit de ne pas faire de chaque plan un défi esthétique, si ce n’est pas la demande. Concrètement, sur le plateau, le directeur de la photographie fait la lumière et le cadre. En France, c’est le schéma classique, surtout pour des raisons budgétaires. Il doit aussi savoir rester très souple: les contraintes liées au tournage imposent très souvent l’improvisation !

 En post-production, les choix sont affinés par l’intermédiaire de l’étalonnage.

Plus le film est pensé et mieux il est préparé, plus il ressemblera à ce que le réalisateur et le directeur de la photographie ont imaginé au départ. Cela passe par une communication permanente et très précise entre eux mais aussi, de manière plus générale, entre tous les corps de métiers liés de près ou de loin à l’élaboration de l’image du film. 

En un mot : la communication est essentielle !

        

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 09:29

 

Xavier Dolléans, le directeur de la photographie de Mauvaise Graine, commence sa carrière comme assistant caméra sur nombre de séries et de téléfilms français (Le juge est une femme, Sœur Thérèse.com, RIS, l’Internat…)

Il suit une formation professionnelle à l’ENS Louis Lumière où il appréhende les techniques de la lumière en 35mm.  Il occupe ensuite le poste de directeur de la photographie sur les clips de Danny Dan, Pit Baccardi, Process, Jhon Gali,  et Triste Sire… En parallèle, il travaille sur des projets de courts et de longs métrages comme Warning, rue des Anges de Jonathan Bensimhon et Le Forcené de Valérie Moncorgé…  


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A seulement 26 ans, Xavier Dolléans est un chef opérateur très occupé : il vient de finir le clip de Michaël Canitrot, le DJ officiel du festival de Cannes ; il revient d’un tournage à Strasbourg  pour le court-métrage Une âme voilée, produit par Serial Prod ; et il suit une formation sur la prise de vue en relief, s’apprêtant à tourner une publicité en 3D.

À l’issue du tournage lyonnais du film l’Île (un ambitieux projet de long-métrage auto produit tourné en partie sur l’Île de la Réunion), Nicolas Habas, impressionné par les premières images du film et alors à la recherche d’un chef opérateur pour Mauvaise Graine, propose à Xavier Dolléans d’en lire le scénario. Xavier aime d’emblée le scénario, qu’il trouve bien construit, et l’univers réaliste du metteur en scène. Complices dès leur première rencontre, ils ont nourri un dialogue qu’ils comptent mettre ensemble au service du film.

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 08:56

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Je rencontre ce joli petit brin de femme dans les rues piétonnes du Vieux Lyon. La vingtaine épanouie, Aurélia Poirier est une jeune comédienne qui allie fraîcheur, détermination et joie de vivre. Comédienne mais aussi danseuse, elle est passionnée de hip-hop et pratique cette danse depuis six ans.

 

À la terrasse d’un café, devant une grenadine, elle retrace son parcours. Après quatre ans au Conservatoire National de Région d’Art Dramatique de Tours, elle rentre à l’E.N.S.A.T.T. (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) à Lyon. Elle monte sur les planches dans La Folie Sganarelle (3 farces de Molières), Victor ou les enfants au pouvoir de R. Vitrac, ou encore Ondine de J.Giraudoux Son premier rôle rémunéré devant une caméra : Jeanne d’Arc… Dans une vidéo touristique sur le Château de Chinon ! Elle a joué depuis dans de nombreux courts-métrages amateurs, Mauvaise graine est son premier court-métrage professionnel

 

Enthousiaste, Aurélia meportrait(4) parle du casting de Mauvaise Graine. Ce qui lui a plu, c’est la manière dont Nicolas Habas la dirigeait, comme s’il s’agissait d’une véritable séance de travail et non comme un simple casting. Elle a envie de jouer et d’interpréter le rôle de Manue, une fille plus jeune qu’elle, ce qui la comble. Elle redoute cependant une scène où elle doit être nue. Sans y penser pour le moment, elle a juste hâte que le tournage commence. 


 

Actuellement en dernière année à l’E.N.S.A.T.T, elle prépare son dernier spectacle en tant qu’étudiante, Les aventures de Zelinda et Lindoro, trilogie de C.Goldoni et mise en scène par Jean-Pierre Vincent, où elle interprètera le rôle de Zelinda.

 

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 10:30

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Mayel Elhajaoui  sort du Conservatoire National de Paris 11ème au bout de 2 ans. Pressé par l’envie de tourner, il joue dans différentes fictions télévisées dont S.O.S 18 sur France3, R.I.S Police Scientifique et Diane, femme flic sur TF1. Au cinéma, il interprète le rôle principal d’un court-métrage de Sophie Fillières Antoine et Sidonie où il remporte le prix des talents Cannes ADAMI en 2007.


Lors d’un casting à Paris, il est sélectionné par Nicolas Habas qui cherche un acteur pour son court métrage le Mal de Claire. Leur collaboration se déroule à merveille, l’acteur est rassuré de voir un réalisateur qui sait ce qu’il veut et qui prend le temps de parler aux comédiens. Quelques années plus tard, le metteur en scène lui propose le premier rôle pour son court-métrage Mauvaise Graine. Le scénario le touche beaucoup, et il accepte sans appréhension le rôle de Sami. Impatient d’être sur le tournage, il se prépare à rentrer dans la peau du personnage.


Aujourd’hui, Mayel vient de terminer le tournage d’une série pour France2 Un Flic où il interprète Néo, un jeune flic plein d’humour. Il vient de finir On Lâche Rien  un programme court réalisé par Henry Poulain et Cyrille de Lasteyrie (aka VinVin), une parodie du documentaire les Yeux dans les Bleus, diffusée pendant la coupe du monde. 

  

Mayel Elhajaoui joue le rôle d'Antoine dans Antoine et Sidonie, un film de Sophie Fillières.

 

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 16:55

 

photo Jean-Marc Laire2

 Jean-Marc Laire est intervenant cinéma dans de nombreux lycées et associations de la région Rhône-Alpes. Passionné depuis toujours par le 7ème art, ce scénariste de formation  cherchait un complice pour mettre en scène ses écrits. Lors du festival du Film Court Francophone de Vaulx-en-Velin, il fait la connaissance du réalisateur Nicolas Habas qui vient de finir son premier court-métrage le Mal de Claire et s’attache à l’univers du jeune réalisateur. Lorsqu’ils se recroisent en 2007, l’alchimie est au rendez-vous et ils décident de s’atteler ensemble à la rédaction du scénario de Mauvaise Graine.     

 

Le réalisateur, à ce moment-là bloqué dans son processus créatif, lui expose son idée : écrire un film sur la famille et l’intégration sociale en milieu rural, avec pour toile de fond les vendanges. Jean-Marc Laire accompagne l’auteur pour que la rédaction du scénario soit la plus proche de ses intentions, tout en l’aidant à se confronter aux limites du récit comme il est pensé à ce moment-là. Le co-scénariste devient alors le mécanicien qui aura permis à l’auteur de traverser cette période de doute. Le scénario de Mauvaise Graine est fini un an plus tard, en février 2008. Depuis, son rôle de co-scénariste sur ce projet est terminé, mais Jean Marc n’a pas lâché le stylo pour autant : Il écrit en ce moment un second court-métrage avec Nicolas Habas et commence à réfléchir sérieusement à un long-métrage avec son partenaire d’écriture.     

 


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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 08:29

"J'ai fait la connaissance de Nicolas lors d'une "rencontre auteurs-producteurs" organisée par la région Rhône-Alpes.

J'ai été séduite par son enthousiasme à raconter son film, sa façon de faire vivre ses personnages.

On sent chez lui une passion pour les activités de la vigne, quelque chose de vécu, où la dureté du labeur crée le lien et le respect entre les hommes.

 

Je suis ravie que ce film soit produit par la CLC; nous avons tous hâte que le tournage commence."


                                                      Colette Magne, Administratrice générale de CLC productions
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:46

Synopsis:

Au cœur du mois d’août, les vendanges battent leur plein dans le Beaujolais. Sami, débarqué de sa banlieue, a du mal à trouver sa place dans l’équipe des vendangeurs et Robert, le patron, ne tarde pas a regretter de l'avoir engagé. Seule Manue, la fille de Robert, semble s’intéresser à lui. 

Mauvaise Graine est un court-métrage de fiction co-écrit par Nicolas Habas et Jean Marc Laire et réalisé par Nicolas Habas. Le court métrage est développé par la CLC en coproduction avec Lyon TV, avec le soutien du CNC, de la région Rhône-Alpes et de la commission Images de la diversité ACSE/CNC. Le tournage a eu lieu à Lantigné, au coeur du Beaujolais, fin août 2010. Avant première prévue le 07 février 2011 à l'Institut Lumière.


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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 13:54

LogoCLCblancmodiffonmarron.jpgLa CLC est une société anonyme, au capital de 500.000 euro, présidée par Anne-Laure Charrier et agréée par le Centre National du Cinéma et de l’Audiovisuel (CNC).

Indépendante depuis 1993, elle exerce son activité d'industrie culturelle dans le droit fil de la pensée de ses fondateurs en 1936, avec audace et créativité. Elle voit aujourd'hui sa production reconnue au niveau national et international, disposant d’un fonds constitué de plus de 450 films, de tous les genres : films de fiction, documentaires de création ou films de commande, publicité, magazines d’actualité, programmes audiovisuels de recréation de spectacles vivants (concerts, opéras, théâtre, ballets...)…


Son équipe est animée par des motivations communes : recherche, découverte, mise en exposition au profit du plus large public d'œuvres de références, qu'elles proviennent du café-théâtre, des salles de concert, des grandes scènes nationales ou de l'initiative d'un auteur, documentariste ou cinéaste.


Attentive à l'évolution de la société, dans toutes ses dimensions, elle poursuit cette voie, à l'écoute des créateurs et du public, dans l'innovation et la quête constante de nouvelles références, comme elle a su accompagner, entre autres, Georges Lautner et Jean Pierre Améris (Les aveux de l’innocent, produit par la CLC et prix de la mise en scène du 49° Festival de Cannes).

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 12:48

Bienvenue sur le blog de Mauvaise Graine le nouveau court-métrage de fiction du réalisateur Nicolas Habas produit par la Compagnie Lyonnaise de Cinéma (C.L.C. Productions).

 

Ce blog est le journal de bord du court-métrage, de la préparation du tournage à la diffusion, vous y trouverez les portraits des différents membres de l’équipe ainsi que l'actualité du film.

 

Pour participer à la vie du blog, rendez-vous dans la FAQ.

Si vous souhaitez être régulièrement informé de l'actualité du film, inscrivez-vous à la newsletter. 


Bonne visite ! 

 

Vial Florent (V.F.) 

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Bienvenue

Sur le blog de Mauvaise Graine, le nouveau film de Nicolas Habas, produit par la CLC.

Ce blog est le journal de bord du court-métrage, de la préparation du tournage à la diffusion.

Vous y trouverez les portraits des différents membres de l’équipe ainsi que l'actualité du film.

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Vial Florent (V.F.) 


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